Comment réagir correctement face à son premier cheveu blanc ?

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Alors que je passais une soirée tout à fait incroyable et magique en coiffant mes nouveaux cheveux brillants et brushingués devant le miroir de ma salle de bain (vous ne le savez peut-être pas, mais une personne bouclée ne peut absolument pas se coiffer sous peine de ressembler à quelqu’un venant tout droit des années 80, et donc, se coiffer lorsqu’on a les cheveux lisses et brillants après un bon brushing devient un réel moment de plaisir quand on est une maniaque avec des problèmes de boucles, comme moi) bon bref, je me coiffais les cheveux avec amour, quand soudain, j’ai été surprise par l’arrivée d’un indésirable : mon premier cheveu blanc. Putain.

J’ai toujours pensé que ce jour arriverait après mon 30ème anniversaire. Je ne veux pas flamber, mais j’étais tout de même la plus vieille de mes amies, et la seule (je crois) à ne pas avoir de cheveux blancs. C’était la classe. J’étais fière. Et ben voilà, c’est terminé. Ça ne devait pas se passer comme ça. Normalement, je devais rester cette personne au moins jusqu’en 2017. Je ne suis absolument pas préparée à voir mes cheveux mourir lamentablement sur ma tête.

Submergée par l’angoisse, la panique, et toutes sortes d’émotions, j’ai décidé de vous livrer ici quelques astuces qui vous permettront de survivre à un tel choc capillaire. Comme pour le deuil et ses 5 phases de carnaval émotionnel, voici quelques conseils pour vous préparer, vous les jeunes, à cet événement dramatique qui arrivera un jour ou l’autre.

Étape 1 : Le déni

La première réaction saine à avoir en cas de découverte inopinée de cheveux blancs est d’analyser la situation et de trouver toutes les raisons qui prouvent que ce cheveu blanc n’est pas un cheveu blanc. C’est d’ailleurs très probablement une illusion d’optique liée à une grande fatigue et un mauvais éclairage de votre salle de bain. Ou alors c’est peut-être un cheveu blond. C’est vrai quoi, avec le réchauffement climatique, le soleil brille sur Paris en plein mois de mars, on n’est pas à l’abris d’un bain de soleil et de reflets dorés californiens.

Étape 2 : La colère

Oui, vous avez le droit d’être en colère. Vous avez le droit de piquer une crise, de crier, de pleurer, et même de placer vos mains sur votre visage en ouvrant la bouche très grand devant votre miroir pour un effet un peu plus dramatique. Par contre j’aimerais qu’on m’explique pourquoi, mais apparemment vous n’avez pas le droit de l’arracher. C’est con parce que je suis sûre que ça pourrait apporter beaucoup de satisfaction et d’apaisement. La colère est aussi la phase des mauvaises décisions. Par exemple, après avoir envisagé de me teindre le cheveu blanc en rose pour déconner, j’ai décidé de devenir rousse. Je ne sais pas si c’est une mauvaise décision, mais pour l’instant, j’espère juste que ma vie sera moins merdique que celle de cette pauvre Sansa Stark.

Étape 3 : La négociation

Peut-on remonter le temps, trouver la personne responsable du vieillissement et lui demander de m’épargner ? Merci.

Étape 4 : La dépression

Je pense qu’il est socialement acceptable d’appeler son boss en pleurant et de lui demander quelques jours de congés pour rester en position foetale dans son lit en mangeant des chips (ou de la glace, selon vos goûts). Et puis merde, vous devriez être retraité maintenant. Vous êtes vieille et moche, votre vie est foutue.

Étape 5 : L’acceptation

Allez, il faut arrêter les conneries maintenant. Vous avez 28 ans et des rides plein des yeux quand vous rigolez.

Photo : vieille mamie plus sportive que moi en Italie