Newsletter n°4 : Le karma du parapluie

Dans les épisodes précédents
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Salut, 

Ça va ? Qu’est-ce que tu as fait ce week-end ?

Moi, je me suis pas mal promenée samedi parce que pour la première fois de la semaine il faisait assez chaud et à peu près beau. Ça serait d’ailleurs sympa que l’été arrive parce que j’ai ENCORE perdu mon parapluie mardi à la soirée d’inauguration d’un nouveau « café/espace de co-working/incubateur de start-up/think-tank techno » (ça fait beaucoup pour un seul lieu) où Anna m’a traînée pour apercevoir Le mec qu’elle aime bien mais qui s’en fout.

Après avoir remué ciel et terre pour le retrouver (= appeler le café), j’ai rapidement oublié l’idée de le revoir un jour, comme les 167 précédents.

Le désespoir et le temps maussade m’ont alors donné tout le loisir de réaliser une analyse très poussée sur le karma et le sens de la vie. J’en ai conclu que les parapluies étaient victimes du même sort que les briquets : tu n’en as jamais quand tu en as besoin, tout le monde te vole le tien, et tu le perds toutes les deux semaines. Un constat d’autant plus choquant que les parapluies prennent beaucoup plus de place que ces cons de briquets.

J’ai fait de nombreux choix de vie différents avec mes parapluies, mais nos histoires se sont toujours soldées par un échec.

J’ai commencé par acheter à chaque fois le même modèle de parapluie noir, pliable et pas cher dès que j’en perdais un. Mais c’est tellement de mauvaise qualité qu’il se casse avant même que j’aie une chance de le perdre.

J’ai ensuite décidé d’acheter un parapluie d’adulte et de bonne qualité pour plusieurs raisons : il ne se cassera pas à cause du vent, je ne l’oublierai pas grâce à sa taille imposante, et c’est chic de se promener avec une sorte de canne. Comme tu peux l’imaginer, ça n’a pas fonctionné non plus. C’est vrai que c’était utile d’avoir une canne en soirée, pour repousser mes assaillants ou pour trouver un appui quand j’étais ivre, mais vu que je n’ai pas 90 ans, j’ai simplement essayé de m’en débarrasser et je l’ai oublié. Classique.

Plutôt que de bosser à résoudre de fausses problématiques, comme les rouleaux de PQ solubles ou le pain de mie sans croûte, il faudrait vraiment que quelqu’un se penche sur l’idée d’un parapluie connecté qui t’appelle quand tu pars sans lui et te prévient s’il pleut dans la journée avant de partir de chez toi (coucou les amis des start-up-co-working-think-tank, je vous offre l’idée, débrouillez-vous maintenant).

J’ai été tentée de jeter l’éponge et de ne plus jamais acheter de parapluie, mais je me suis retrouvée face à 3 options de survie de type rhume, peste ou choléra (oui, je place le rhume au même niveau) :

  • voler un parapluie à chaque fois que j’en oublie un afin de rétablir un certain équilibre karmique
  • porter un K-Way
  • rester chez moi dès qu’il pleut

Pas facile de choisir entre karma, style et isolement.

Bonne soirée pluvieuse et déprimante,
Charlotte

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