Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie ?

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« À presque 30 ans, j’étais complètement larguée. » Voici comment commencera mon autobiographie – best-seller international – quand j’aurai trouvé quelque chose à faire de ma vie pour devenir riche et célèbre en faisant le moins d’effort possible. Pour le moment, je peux déjà vous dire que ce n’est pas en étant community manager ni blogueuse pas influente que je pourrai atteindre ce graal.

Donc pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi parmi mes 14 lecteurs, j’ai bientôt 30 ans (le 25 mars, n’oubliez pas), j’ai quitté mon job, ma ville et mes amis, je ne sais absolument pas quoi faire de ma vie et dans un mois, il faut que je trouve une solution pour payer mon loyer. Et parce que j’aime le challenge, j’ai choisi de vivre cette épreuve dans une ville où tout est plus cher (à part peut-être la bière), où on ne parle pas ma langue, où je ne peux pas miser sur le côté « frenchie » parce qu’on est environ 600 000 à avoir pris la même décision et où on ne voudra peut-être plus de moi si jamais Brexit il y a (je suis dans le déni) : Londres.

Alors voilà, je me retrouve là, un dimanche soir, à écrire un article pourri en pyjama, pour faire le point sur ma crise de quart de vie (apparemment je peux déjà rayer de ma liste « faire carrière dans le monde des mathématiques ») et trouver des solutions (ou peut-être le sommeil, à la limite (et si j’ajoutais un peu de gin à ma tisane bonne nuit ?)).

Qu’est-ce qu’on fait quand on n’a pas de talent, pas de passion, pas d’envies, et pas d’argent ?

Ha oui parce qu’effectivement ce dernier facteur est important : si j’avais de l’argent je ne me poserais même pas la question, je ne travaillerais pas. Soyons réalistes, le travail c’est horrible. Et non, je ne m’ennuierais pas, non. #LaFrancequiselèvepastrèstôt (Conseil lecture pour les gros flemmards dans mon genre : Libre seul et assoupi de Romain Monnery.)

Vu qu’il faut bien bouffer et acheter des bottines à paillettes, il ne me reste que deux solutions. La première, la plus logique : relancer l’opération #UntravailpourCharlotte mais en anglais (ça avait bien marché finalement la première fois, j’ai trouvé en une semaine et j’y suis restée 3 ans.) Franchement #AjobforCharlotte ça envoie un peu non ? Je ne vais pas refaire un descriptif de mes innombrables qualités d’employée ici, mais si ça peut vous orienter dans vos recherches d’emploi pour moi, je sais faire 3 choses dans la vie : écrire des conneries, des trucs inutiles, et des salades (on peut donc résumer mes compétences professionnelles à « écrire des salades » même si après réflexion, je crois qu’on dit plutôt « raconter des salades »). Comme vous pouvez le constater je suis aussi polyvalente qu’une salle des fêtes de province, je vous laisse donc tout le loisir de m’envoyer vos bons plans pour bien gagner sa vie sans trop en faire, dans n’importe quel secteur d’activité.

Au moins avec une description pareille, je suis sûre de ne pas trouver de travail. Je peux donc passer directement à l’option numéro 2 même si c’est pas super Girl Power : trouver un mari anglais, riche si possible (rockstars acceptées). Eh ouais les british, quand en 2018 vous essaierez de me mettre dans un ferry pour me renvoyer dans mon pays, au moins avec un mari anglais j’aurai une bonne raison de rester sur votre île pourrie où il pleut tout le temps. Et puis vous adorez les français, arrêtez de faire semblant de nous détester.

Bon, c’est pas que je vous aime pas mais j’ai une bio Tinder à rédiger moi. En attendant, si vous avez un plan de carrière en rab pour moi, vous savez où me trouver.

Photo : Moi quand je vais allumer des cierges pour que Jésus trouve du taf pour moi pendant que je glande