Newsletter n°19 : Arty-chaud

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Bonne année !!

Ça vaaaa, on a jusqu’à fin janvier pour envoyer ses voeux il paraît, donc je suis hyper large ! T’as pris des résolutions ? Moi non. Après de longues années de travail sur moi-même, je me suis auto-persuadée que les résolutions c’était un truc de personne faible qui ne fait rien de sa vie, comme ça au moins je ne culpabilise pas sur mon non-arrêt de la clope et mon non-commencement du sport.

Bref, je te raconte ça avec pas mal de retard, mais j’ai eu mon date. J’ai finalement opté pour le musée : le cimetière en janvier c’était un peu trop glauque et frisquet et le bowling un peu trop humiliant (pour moi) (je suis hyper mauvaise). Alors que le musée, ça c’est cool. Ça fait meuf arty-cultivée, c’est super. (Non mais franchement, qui utilise encore le mot ARTY ?)

Ce à quoi je n’avais pas pensé, c’est qu’au musée il y a généralement 3 types de comportements :

  1. Les gens silencieux qui apprécient la sensibilité de l’artiste et lancent des regards noirs aux enfants qui hurlent en courant partout (= moi quand je suis toute seule et que j’essaie d’avoir l’air passionné au cas où je tomberais par hasard sur l’homme de ma vie, beau seul et cultivé, errant sans but jusqu’à ce qu’il croise mon regard (non, ça n’arrive jamais))
  2. Les gens qui étalent leur science et parlent fort parce qu’ils ont lu la page Wikipédia de l’artiste juste avant de venir et « tu vois Claudine, là on est clairement dans sa période sombre suite à la mort tragique de sa petite soeur ».
  3. Les gens mal à l’aise qui essaient de faire des blagues nulles sur tout ce qui les inspire, que ce soit un détail de l’exposition ou un simple cordon de sécurité (= moi à mon date parce que je suis une grosse relou inadaptée aux relations humaines)

Comme tu peux l’imaginer, c’était donc plutôt mal parti. Passer 2 heures en silence avec un mec pas mal que je connais pas, c’était pas du tout envisageable, alors j’ai préféré faire le pitre. (Qui utilise encore le mot PITRE ?) Mais franchement Charlotte, quelle idée de merde le musée !

Après quelques moments gênants, je me suis dit que de toute façon je ne le reverrai jamais, et qu’on n’avait personne en commun ce qui lui compliquerait légèrement la tâche s’il décidait de dire que je suis une pauvre fille à tout notre cercle d’amis (d’où l’intérêt de dater des inconnus).

Et alors là, contre toute attente, ça a finalement été assez concluant. Par contre je n’arrive toujours pas à déterminer si c’est grâce à l’ambiance « lieu historique » du date, à mes blagues ou à mon charme naturel. C’est peut-être les 3 à la fois.

La prochaine fois je l’emmène chez Ikea, ça m’évitera d’avoir l’air trop chelou et puis ça permet aussi de commencer une relation saine avec une grosse mise à l’épreuve du couple lors du choix de la couleur de la cuisine et de terminer par un petit plat traditionnel Suédois. Un peu comme dans 500 days of Summer en fait, mais en moins romantique et avec des cheveux de merde (merci Zooey de me rappeler chaque jour à quel point mes cheveux sont merdiques par rapport aux tiens).

C’est lequel le magasin le plus proche ?
Allez bisou,
Charlotte